06 novembre 2009
Le Quai d'Orsay lance ses cahiers de réflexion
Le ministère des Affaires étrangères et européennes vient de lancer une nouvelle revue intitulée Mondes, les Cahiers du Quai d'Orsay : "Créée à l'initiative de Bernard Kouchner, Mondes, les Cahiers du Quai d'Orsay est destinée au public francophone et anglophone, aux universitaires et aux chercheurs, aux think tanks et aux entreprises, ainsi qu'aux administrations françaises et étrangères".
Cette revue présente une particularité : les articles seront "écrits pour l’essentiel par les diplomates en poste à l’étranger ou à Paris" plutôt que par des chercheurs, des universitaires ou des journalistes. Reste à savoir si les diplomates garderont la liberté de ton qu'ils utilisent dans les notes transmises au Quai d'Orsay.
Ce premier numéro propose deux dossiers sur les mafias et le climat ainsi qu'une analyse de l'écrivain-diplomate Jean-Christophe Rufin consacrée à l'urbanisation en Afrique et ses conséquences sur l'action diplomatique française.
Trimestrielle et bilingue français/anglais, la revue Mondes est publiée en partenariat avec les éditions Grasset et vendue au prix de 19 euros par numéro.
Source :
- Mondes, les Cahiers du Quai d'Orsay (Ministère des Affaires étrangères et européennes)
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- Le Vatican bénit le "pôle religions" du Quai d'Orsay
- Sans think tanks, la France se trouve sans influence
05 novembre 2009
La Suède lance une opération d'influence en direction des futures élites arabes
A son tour, la Suède se convertit à la diplomatie culturelle. La principale agence culturelle du pays, Svenska Institutet, vient de mettre en place un programme destiné à présenter sous un jour favorable sa culture, son système politique et sa production industrielle. Baptisé Young Leaders Visitors Program (YLVP), ce dispositif propose "une formation à Stockholm à une trentaine de jeunes intellectuels,
journalistes et artistes venant d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et
de Suède". Une table ronde sera prochainement organisée autour de ce programme à l'Institut suédois de Paris.
Lancé au mois de mai dernier, le YLVP ne cache pas son ambition : viser les prescripteurs d'opinion et les futures élites dans le monde arabe en particulier en Algérie, en Egypte, en Jordanie, au Maroc, au Liban, au Maroc, en Syrie, en Tunisie et dans les territoires palestiniens.
Source :
- Young Leaders Visitors Program (Svenska Institutet)
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04 novembre 2009
Brésil, une volonté de puissance
Le Brésil : ses plages, ses jolies filles, sa musique, son football... Le pays de Pelé ne manque ni d'atouts géographiques ni de richesse humaine ; il ne manque pas non plus de relais d'opinion pour vendre au monde l'image d'un pays dynamique et tolérant. Derniers succès en date pour le pais marivolhoso : l'organisation de la coupe du monde de football en 2014., et la tenue des Jeux Olympiques en 2016 à Rio de Janeiro. Derrière cette réussite, apparaît une diplomatie volontaire et rompue aux stratégies d'influence.
Selon un très intéressant article publié par le quotidien argentin La Nacion, le réseau diplomatique brésilien est d'ores-et-déjà l'un des plus puissants du monde : " le gouvernement du Président Lula a ouvert 36 nouvelles représentations diplomatiques et créé 400 postes de diplomate. Le réseau compte actuellement 94 ambassades dans des pays aussi variés que la Corée du Nord, le Gabon, le Bangladesh, le Sri Lanka ou la Tanzanie. Au total, Le Brésil compte 1 400 diplomates et plus de 200 représentations dans le monde : ambassades, consulats, missions commerciales, bureaux..."
Le président Lula est lui-même partie prenante de cette diplomatie volontariste : "en 7 années d'exercice du pouvoir, il a effectué plus de 200 voyages à l'extérieur". Comme le dit Lula, "dans ce monde globalisé, un pays comme le Brésil doté d'un fort potentiel de productivité ne peut attendre que les autres viennent le découvrir".
Source :
- Brasil, por qué seduce al mundo (La Nacion)
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03 novembre 2009
Le terrorisme selon Al Quaïda, mode d'emploi
Au mois de mai 2000, au cours d'une perquisition, les enquêteurs britanniques mettaient la main sur un manuel d'entrainement utilisé par les membres -réels ou supposés- d'Al Quaïda. Traduit de l'arabe vers l'anglais, le document a été authentifié puis diffusé auprès des services de renseignement occidentaux. Il est aujourd'hui proposé en version française par les éditions André Versaille dont la qualité de la production éditoriale n'est plus à faire. Au sommaire, 18 leçons enseignées aux militants d'Al Quaïda : comment échapper aux poursuites, collecter de l'information, recruter, fabriquer des poisons, résister aux interrogatoires...
Afin de prévenir toute polémique que pourrait soulever la publication de cet ouvrage, André Versaille avertit : "on ne se défend efficacement contre un péril que si l'on en comprend la nature".
Etablie et présentée par Arnaud Blin, politologue spécialisé dans l'étude des conflits, cette édition permet de voir à quel point Al Quaïda se livre à un large travail de renseignement avant de passer à l'acte : définition claire d'une stratégie, préparation d'une solide logistique (financement, appartements, déplacements, communication...), etc...
Les éditions André Versaille proposent, en téléchargement gratuit, 56 pages de cet ouvrage.
Source :
- Manuel pratique du terroriste (Editions André Versaille)
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- Le FBI enrichit sa liste de terroristes
- Manuel de savoir-vivre à l'usage des terroristes
- Comment les groupes terroristes finissent
- Anticiper les actes terroristes
- L'avenir du terrorisme
02 novembre 2009
Le FBI enrichit sa liste de terroristes
Chaque jour, plus de 1 500 noms sont ajoutés à la liste du FBI recensant l'identité de présumés terroristes. Selon des données issues de la Commission juridique du Sénat citées par le Washington Post, "lors des douze derniers mois, la communauté états-unienne du renseignement a ajouté le nom de 1 600 individus susceptibles d'éveiller des "soupçons raisonnables" ".
Le FBI souligne que l'ajout d'un nom "ne représente pas nécessairement un nouvel individu mais peut constituer un alias ou une variante d'un nom précédemment recensé". L'agence précise également que, chaque jour, 600 noms sont supprimés et 4 800 données sont modifiées. Moins de 5 % des individus figurant sur la liste sont des citoyens états-uniens ou des résidents aux Etats-Unis.
A ce jour la liste du FBI contient plus de 400 000 noms uniques et plus d'un million d'entrées.
Source :
- 1,600 are suggested daily for FBI's list (The Washington Post)
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30 octobre 2009
Une cartographie de 6 000 ans de guerres
On ne compte plus les réalisations de cartographie dynamique appliquée à la géopolitique et à la guerre. Dernière production en date, le site Conflict History qui recense les conflits apparus à la surface de la Terre depuis... 4 000 ans avant l'ère chrétienne jusqu'à nos jours !
Bâtie autour de l'application Google Map, Conflict History propose d'accéder à une date ou à une période via une frise chronologique. L'internaute peut lui-même régler sa période de recherche : 20 ans, 35 ans, 125 ans...
Tout conflit fait l'objet d'une description issue de Wikipedia (version anglophone) et du site Freebase.
Source :
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- L'atlas environnemental d'un monde en mutation
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- L'histoire à la carte
- 90 secondes pour comprendre l'Orient compliqué
28 octobre 2009
Arnold Schwarznegger encule les parlementaires californiens
Il n'est pas certain qu'Arnold Schwarzenegger sache ce qu'est un acrostiche : un poème dont les premières lettres de chaque vers, lus verticalement, forment un nom ou un mot. Pourtant, comme monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir, le gouverneur de Californie est un praticien inspiré d'acrostiche.
Dans un banal courrier envoyé aux parlementaires californiens, Arnold Schwarzenegger s'est livré à une somptueuse fantaisie linguistique : les premières lettres de chaque ligne forment le mot... FUCK YOU.
Après avoir interprété Terminator et Predator, Schwarzenegger pourra songer à son prochain rôle : Enculator.
Source :
- Coincindencia o mensaje escondido ? (El Pais)
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27 octobre 2009
Amérique latine, terre d'espionnage
En quelques jours, l'Amérique latine a été le théâtre de multiples affaires liées à l'espionnage. A Cuba d'abord où l'annonce de la publication d'un livre écrit par Juanita Castro, soeur de Fidel et Raul Castro, risque de faire couler beaucoup d'encre. Comme beaucoup de Cubains, Juanita Castro soutint la révolution de 1959 avant de s'opposer au régime communiste institué par son frère. A partir de 1961, elle collabora avec la CIA et apporta de l'aide aux opposants cubains. Son livre Fidel y Raul mis hermanos - La historia secreta raconte comment elle a adressé la parole à ses deux frères pour la dernière fois en 1963...
Au Mexique, les services de renseignement viennent de révéler comment ils mirent sous surveillance physique et téléphonique le domicile de l'écrivain Gabriel Garcia Marquez qui était devenu le lieu de rencontres avec de nombreux activistes de gauche et des dirigeants et des intellectuels étrangers parmi lesquels François Mitterrand et Régis Debray...
Entre la Colombie et le Vénézuela, les relations bi-latérales font régulièrement l'objet d'accrocs diplomatiques et militaires. Dernière accusation en date, le gouvernement de Hugo Chavez accuse Bogota de mener des activités de renseignement sous le couvert d'opérations de récupération de corps de citoyens colombiens assassinés sur le territoire du Vénézuela.
Au Pérou enfin, la presse affirme que le candidat malheureux de l'élection présidentielle de 2006, Ollanta Humala, a été espionné par le parti gouvernemental du président Alan Garcia.
Sources :
- Hermana de Castro colaboro con la CIA (BBC Mundo)
- La casa de Gabo era un consulado alternativo (El Universal)
- Caracas acusa a Bogota de "espionaje" (El Pais)
- Denuncia de que hubo espionaje a Humala molesta a Alan Garcia (El Nuevo Herald)
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26 octobre 2009
Etre Français à l'heure du village mondial
C'est peu dire que les pays d'Europe occidentale sont mal à l'aise avec les idées de nation, d'héritage et d'avenir en tant que porteurs d'une volonté de puissance. Parmi ces pays européens, la France offre un visage singulier et douloureux : une nomenklatura hors-sol acquise au monde post-national qui n'éprouve que mépris pour les classes populaires et leur attachement à la nation.
Afin de faire la part des choses, l'Institut Montaigne a la bonne idée de lancer une vaste réflexion sur l'identité de la France "à l’heure où les signes de l’identité française sont souvent moqués ou
mis en cause : sifflements de la Marseillaise, cartes d'identité
brûlées…". Un ouvrage collectif (Qu'est-ce qu'être Français) publié aux éditions Hermann proposera, le 27 novembre, des contribution signées Jeannette Bougrab, Max Gallo, Luc Ferry, Gaston Kelman, Ana Palacio, Salomé Zourachbivili...
Le 4 décembre, un colloque accueillera de nombreuses personnalités du monde culturel, académique et politique dont le Président de la République.
Source :
- Qu'est-ce qu'être Français ? (Institut Montaigne)
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- La voix de la France indiscutablement s'affaiblit...
25 octobre 2009
L'Amérique centrale est devenue la région la plus violente du monde
Avec un taux moyen de 33 homicides pour 100 000 habitants, l'Amérique centrale est la région la plus violente du monde. (à l'exception des pays en guerre). Un rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement rappelle que ce taux est près de quatre fois plus élevé que la moyenne mondiale (9 homicides pour 100 000 habitants). L'Amérique latine dans son ensemble (Amérique centrale + Amérique du Sud) connaît un taux de 25 homicides pour 100 000 habitants.
Les pays les plus dangereux se trouvent au Nord de l'isthme centre-américain : Guatemala, Salvador et Honduras ; au Sud de l'isthme, le Nicaragua, le Costa Rica et Panama sont moins affectés par la violence.
Selon le ministre de l'Intérieur du Guatemala, Raul Velasquez, interrogé par le quotidien Siglo XXI, "le pays compte une moyenne de 7 homicides par jour".
L'étude du PNUD précise que 14 % des personnes interrogées ont été victimes d'un crime lors des douze derniers mois dans l'ensemble des pays centre-américains ; ce taux monte à 24,1 % au Guatemala et 32,2 % au Salvador.
Source :
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22 octobre 2009
La Grande-Bretagne honore ses think tanks
La Grande-Bretagne peut se vanter d'avoir un ancien et prospère savoir-faire en matière de think-tanks. Ses centres de réflexion sont particulièrement actifs dans les études économiques et sociales. La revue Prospect Magazine, qui publie déjà un classement annuel des intellectuels les plus influents, vient de décerner les prix attribués aux think tanks les plus en vue.
Co-lauréats 2009 : le Centre for Social Justice et The Institute for Fiscal Studies. Autres lauréats le Royal United Services Institute, Demos, le Institute for Public Policy Research, et le Centre Forum pour son étude consacrée aux solutions pour réduire les effets de la crise économique.
Source :
- Prospect Think Tank of the year : The Winners (Prospect Magazine)
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21 octobre 2009
Les mangas, outils du soft power japonais en France
En 1999, le salon Japan Expo attirait 3 200 visiteurs ; dix ans plus tard, ce sont 164 000 personnes - majoritairement des moins de 25 ans - qui se sont précipitées au Parc des expositions de Villepinte. Un succès aussi considérable qu'imprévisible qui voit le jeune public français délaisser Mickey pour les mangas et les films d'animation conçus par des studios tokyoïtes... C'est même en France que le Japon exporte le mieux sa culture populaire sans oublier ses programmes plus ambitieux auprès des étudiants ou du public culturel.
Le ministère japonais des Affaires étrangères est partie prenante de l'exportation de cette diplomatie culturelle (pop culture diplomacy) qui vise l'ambition du plus grand nombre. Pas moins de trois agences gouvernementales japonaises se sont associées pour soutenir le salon Japan Expo de Paris. Le ministère vient d'ailleurs d'attribuer un prix à la société organisatrice de Japan Expo, SEFA Event, "pour la diffusion et la promotion de la culture japonaise en France et en Europe".
Le soft power japonais ne se limite pas au public parisien puisque SEFA Event organisera au mois de février prochain un Japan Expo Sud à Marseille.
Source :
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18 octobre 2009
La culture française prospère à New York
La présence française à New-York se voit et s'entend à -presque- chaque coin de rue. Big Apple a toujours affiché son affection pour la France et la francophilie s'y porte mieux que jamais. Témoin, les French Culture Nights qui attirent un public de plus en plus nombreux. Selon le site French Morning, l'attrait de la culture française se mesure au nombre d'initiatives lancées en l'espace de quelques semaines : "Après l’annonce mi-septembre du lancement de l’école à charte
franco-américaine NYFACS et celle la semaine dernière de l’ouverture
d’un nouveau programme bilingue français- anglais à Williamsburg
(Brooklyn), la culture française vient de trouver un nouvel appui dans
la Grande Pomme : les French Culture Nights ou « Nuits de la culture
française » en bon Français."
Ces différentes initiatives complètent l'offre diffusée par les services culturels de l'ambassade de France aux Etats-Unis. La diplomatie culturelle française y est particulièrement riche et soutenue grâce aux différents réseaux français installés dans le pays : consulats, Alliances françaises, lycées français... L'ancienneté du dispositif semble porter ses fruits puisque le génial trompettiste Wynton Marsalis ne manque jamais une occasion de vanter la culture française. Il se verra d'ailleurs prochainement remettre la Légion d'Honneur dans les salons de l'ambassade de France à Washington...
Source :
- Des soirées pour célébrer la culture française (French Morning)
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15 octobre 2009
Paris, capitale de l'espionnage
Pour deux jours, Paris sera la capitale du renseignement : le week-end de l'espionnage commence dès vendredi avec la projection de Dossier 51 au Forum des Images, un film réalisé en 1978 d'après un roman de Gilles Perrault. Synopsis : "La vie privée d’un diplomate nommé dans un organisme international est
passée au crible par les services de renseignements d’une puissance
étrangère. Le point de vue de la caméra, qui paraît filmer les
personnages à leur insu, recrée, dans ce film d’espionnage adapté d’un
roman de Gilles Perrault, l’atmosphère des services secrets." Le film sera suivi d'un débat qui réunira Gilles Perrault, Roger Faligot, Jean Guisnel, Michael Muller et Eric Schmidt-Eenboom.
Samedi, deux promenades guidées seront organisées sur les traces des espions étrangers à Paris : à 11 heures depuis la librairie L'Arbre à lettres (2 rue Edouard-Quenu - 75005) ; à 15 heures depuis la librairie Galignani (224 rue de Rivoli - 75001). Ces deux parcours sont composés à partir du dernier ouvrage de Roger Faligot, Paris, nid d'espions, disponible en librairie depuis quelques jours.
Source :
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- Sur la piste des espions à Paris
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- Bruxelles, nid d'espions
14 octobre 2009
Les journalistes et leur difficulté à parler du monde ouvrier
Une récente étude menée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel pointait la sous-représentation du monde ouvrier dans les médias français : alors qu'ils représentent 22,8 % des actifs occupés, les ouvriers ne comptent que pour 2 % dans la représentation médiatique. Mais qu'en est-il du côté des journalistes ? L'observatoire des médias ACRIMED propose les résultats d'une étude menée au Royaume-Uni sur l'origine sociale des journalistes britanniques. Résultat : "les journalistes nés depuis 1970 sont pour la plupart issus des classes moyennes aisées [middle class], voire de la grande bourgeoisie [upper middle class].
Et la profession de journaliste se classe au troisième rang des
professions les plus fermées socialement, juste derrière les médecins
et les avocats".
Cette étude ne vaut bien sûr que pour la Grande-Bretagne mais ses résultats offrent une certaine ressemblance avec la situation française telle qu'elle est perçue par les analystes politiques états-uniens de l'Office of the Director of national Intelligence : "de nombreux
journalistes politiques et économiques ont reçu une éducation élitiste
et fréquenté les mêmes établissements universitaires que les hommes
politiques dont ils couvrent l'actualité... Par conséquent, ces
reporters n'ont guère tendance à considérer leur rôle comme celui d'un
chien de garde ou d'un contrepoids aux pouvoirs politique et économique
en place".
Source :
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12 octobre 2009
De la guerre et de ses facteurs religieux
Le Pôle religion de la Direction de la prospective du ministère des Affaires étrangères et le CERI-Sciences Po organisent ce mardi un colloque intitulé "Religions et conflits". Les intervenants s'interrogeront sur une question devenue récurrente : "les conflits religieux existent-ils ?" et poursuivront leurs réflexions sur les acteurs de la violence religieuse ainsi que sur leurs stratégies.
Il s'agit de la première manifestation publique organisée par le Pôle religion récemment créé au sein du Quai d'Orsay. Le responsable du Pôle religion, Joseph Maïla, et le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, y prendront successivement la parole. Plusieurs théâtres d'opération feront l'objet de retours d'expérience : Israël/Palestine, Irlande, Nigéria, Irak...
Source :
- Religions et conflits (CERI-Sciences Po)
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- Religions et croissance économique
- Religion et comportements familiaux
- Facteurs religieux et relations internationales
09 octobre 2009
40 000 agents au service des réseaux d'espionnage iraniens dans le monde arabe
Moins connu que la DGSE, la CIA, le Mossad ou le FSB, le Vevak n'en reste pas moins un service de renseignement actif et efficace. Selon la chaîne AlArabiyah, l'Iran disposerait de 40 000 agents disséminés dans les pays du monde arabe, en particulier dans les Etats du golfe persique.
AlArabiyah rapporte les propos d'un ancien agent iranien qui, pour des raisons de sécurité, témoigne sous anonymat : "il y a environ 40 000 espions iraniens dans les Etats du golfe dont 3 000 pour le seul Koweit. Certains sont rétribués pour des services modestes alors que d'autres travaillent régulièrement pour la Garde révolutionnaire".
Le travail de ce réseau d'espionnage recouvre essentiellement des missions de collecte d'informations relatives aux infrastructures militaires et aux institutions économiques. L'ancien agent précise les contours du renseignement iranien dans le monde arabe : "les cellules ont été créées avec la même excellence que celle qui est utilisée dans le tissage des tapis perses ; les groupes sont composés de quatre membres dirigés par un commandant et aucun d'entre ne connaît les missions des autres membres." Jadis à la tête d'une équipe chargée de collecter de l'information sur les forces d'opposition dans les pays du golfe persique, cet agent souligne consacre de très importants budgets à ses services de renseignement extérieurs.
Source :
- Iran has 40 000 spies in Arab states : ex-agent (Al Arabiyah)
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07 octobre 2009
La diplomatie française sur Netvibes
Le ministère des Affaires étrangères poursuit sa plongée dans l'univers numérique informationnel. Après son site institutionnel, son canal YouTube, son compte FlickR, sa page Facebook, et son compte Twitter, le Quai d'Orsay vient de mettre en ligne un univers Netvibes. Au programme "une sélection de sources d'information sur l'action de la France dans le monde, sur les questions internationales, mais aussi des outils pratiques".
Cet univers Netvibes est à lui seul un concentré de la stratégie d'influence que la France mène à travers sa diplomatie. On y trouve en effet les principaux outils du soft power français : la culture avec les annonces des principales manifestations en France et à l'étranger, les sciences avec les fameux Bulletins électroniques produits par les services scientifiques des ambassades françaises dans le monde, la recherche avec les travaux issus des principaux think tanks français, mais aussi l'économie avec les informations en provenance des missions économiques.
Côté services, notons la très utile page "Conseils aux voyageurs" désormais accessible via cet univers Netvibes ainsi qu'une application dédiée au calcul de trajets dans les principaux métros du monde.
Source :
- Mon univers France Diplomatie (Ministère des Affaires étrangères)
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- Une page Netvibes consacrée aux think tanks
06 octobre 2009
Remise de lettres de créance, mode d'emploi
La cérémonie de remise des lettres de créance remonte à 1586. Depuis, tout ambassadeur étranger nommé en France est tenu de remettre au Président de la République ses lettres de créance, procédure indispensable pour devenir pleinement ambassadeur.
Le site de la Présidence de la République propose un entretien de Jean-Pierre Asvazadourian, chef du protocole de l'Elysée, consacré à cette "cérémonie collective qui regroupe une dizaine d'ambassadeurs" au cours de laquelle les diplomates "sont accueillis avec les honneurs militaires".
Jean-Pierre Asvazadourian précise que les lettres de créance sont "un document signé par le chef de l'Etat d'envoi qui indique au Président de la république que [la personne qui remet ces lettres de créance] sera l'ambassadeur auprès du gouvernement français". Il ajoute que que cette cérémonie "est également l'occasion d'avoir un bref échange avec le président de la République ; c'est un moment très important pour le nouveau représentant de ce pays en France".
Source :
- Le chef de protocole explique la cérémonie de remise des lettres de créance (Présidence de la République)
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04 octobre 2009
Sur la piste des espions à Paris
Paris a toujours été un lieu de chasse privilégié pour les services de renseignement du monde entier. Toutes les ambassades sises dans la capitale possèdent des "stations" dédiées à la collecte de renseignement, à la surveillance de personnalités à risque ou à l'exécution de basses oeuvres : les assassinats du militant Henri Curiel, de la représentante de l'ANC Dulcie September, ou du membre de l'OLP Mahmoud Hamchari ne sont que quelques exemples parmi d'autres.
A l'occasion de la sortie de l'ouvrage Paris, nid d'espions de Roger Faligot, les éditions Parigramme et la librairie L'Arbre à lettres proposent, le 17 octobre prochain, "une balade sur les traces des espions, agents secrets et barbouzes en
tout genre qui ont vécu et erré dans le quartier Mouffetard." Comme le souligne le communiqué de presse de Paris, nid d'espions, "au bas mot, 20 000 agents secrets, français et étrangers grouilleraient à Paris en temps de paix ! Sous l’œil avisé de la DGSE et de la DST – puis de la DCRI –, agents du
KGB – puis du SVR –, du MI6, du Mossad, de la CIA, du Guoanbu chinois
ou de la Vevak iranienne se taillent des croupières entre la place de
la Défense et la porte de Vincennes."
Source :
- Ballade à Mouffetard (L'Arbre à lettres)
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