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Casus Belli

Géopolitique - Politique - Société

23 novembre 2011

Le lavage de cerveau du Viêt minh et l'abolition de l'esprit d'humanité

3-10Le taux de mortalité des prisonniers de guerre français en Allemagne était de 2 % pendant la seconde guerre mondiale. Il s'élevait à 37 % pour les prisonniers allemands en Union soviétique, à 59,9 % pour les prisonniers français dans les camps Viêt minh... et à 72 % pour les prisonniers de la bataille de Dien Bien Phu en quatre mois d'activité. Ces chiffres collectés par l'Association Nationale des Anciens Prisonniers Internés et Déportés d'Indochine (ANAPI) témoignent de l'extrême brutalité qui régnait dans les camps Viêt minh. Au-delà, des privations de nourriture et des tortures infligées aux soldats, le mouvement de libération viêt minh se singularisa par une pratique : le lavage de cerveau.

Selon l'ANAPI, le lavage de cerveau "découle des principes fondamentaux du marxisme léninisme qui cherche à imposer aux"masses" une pensée unique". Le mise en place de cette "rééducation permanente" fut confiée au Dich-Van, une unité qui se livra à un travail de propagande aussi bien sur les prisonniers issus du Corps Expéditionnaire Français d'Extrême-Orient que sur les déserteurs du Viêt minh. "En charge de l’Action psychologique à l’encontre de l’ennemi, le Dich Van met en œuvre les actions de formation et de rééducation, ainsi que celles de la persuasion morale auprès des prisonniers de guerre (appelés thu-binh), en appliquant un principe simple : exclure tout esprit d’humanité". La description des actions concrètes est éloquente : coupure totale avec le milieu initial, usage constant de l'autocritique, endoctrinement, dépersonnalisation de l'individu, mirage de la libération...

Les autorités des camps Viêt minh avaient estimé la durée nécessaire de rééducation à 12 ou 18 mois pour un militaire du rang, à 18 ou 24 mois pour un sous-officier, à 2 ou 3 ans pour un officier. En raison de l'efforyable taux de mortalité constaté, le Dich Van revit à la baisse ces estimations car l'espérance de vie moyenne d'un prisonnier européen ne dépassait pas les six mois...

Le Colonel Eric Weinberger, qui fut déporté à Buchenwald et prisonnier du Viêt minh écrira : "J’ai eu l’occasion de comparer les méthodes des Nazis et des Viêts. Juifs, Tziganes, Résistants de tous bords, s’ils nous réduisaient en une sous-humanité, les nazis ne cherchaient pas à nous convertir. Par la faim, les privations, les Viêts nous amenaient au même état que les nazis, mais ils exigeaient en plus que nous adhérions à leur système, en reniant toutes nos valeurs, notre foi en la justice, en notre pays".

 

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Posté par altiplano à 16:06 - Stratégies d'influence - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Correction recommandée

    Vous devriez corriger "quatre mois d'activité" en "quatre mois de captivité".

    Posté par Sanglier gris, 25 novembre 2011 à 19:50

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