28 octobre 2007
Du soft power au smart power
Confrontés à un anti-américanisme de plus en plus virulent, les Etats-Unis essaient de répondre par de nombreux moyens à ce désaveu international. Mais la diplomatie publique états-unienne n'est pas à la hauteur du défi selon le professeur Joseph S. Nye, Jr qui estime que "l'Amérique doit mélanger le pouvoir dur et soft en un "pouvoir intelligent", comme elle le faisait du temps de la guerre froide."
Selon Joseph Nye, théoricien du soft power, Washington a commis une erreur majeure en réduisant les budgets consacrés à la diplomatie publique : "Bien des outils officiels du pouvoir soft ou de “séduction” comme la diplomatie publique, la radio et la télévision, les programmes d’échange, l’aide au développement, l’aide humanitaire en cas de catastrophe, les contacts entre militaires, sont dispersés autour du gouvernement sans que soient mis en place de stratégies ou de budgets globaux qui permettraient de les intégrer davantage."
Dans un article publié dans la version française de la revue Foreign Policy, Joseph Nye estime que "tant que les Américains ne donneront pas la priorité à cette stratégie du “pouvoir intelligent”, nous nous empêtrerons pour plusieurs générations dans la lutte contre le terrorisme islamiste extrémiste."
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