04 septembre 2007
La CIA doit restaurer la culture du renseignement
"La guerre est l'ultime échec du renseignement." Foreign Policy ausculte, dans son édition du mois de septembre 2007, les revers du renseignement états-unien et ses conséquences : "Lorsque le renseignement échoue, la conséquence, c'est la guerre de Corée en 1950. La conséquence c'est la guerre du Vietnam en 1967. La conséquence c'est le 11 septembre. La conséquence c'est l'Irak aujourd'hui. La longue guerre dans laquelle nous sommes engagés est une guerre du renseignement, et nous la gagnerons ou la perdrons en vertu de notre renseignement."
Cette affirmation, partagée des deux côtés de l'Atlantique (et bien ailleurs dans le monde), est due à Tim Weiner, journaliste au New York Times, qui souligne que la CIA est aujourd'hui affairée à restaurer ses moyens dans le domaine des technologies de l'information afin de remplir ses missions : "Connaître l'ennemi, prévenir le prochain Pearl Harbor, et fournir au président toute l'information nécessaire pour élaborer la stratégie des Etats-Unis - par pour demain mais au-delà des cinq ans à venir."
Mais Tim Weiner fait part de ses préoccupations : "La moitié des analystes et à peu près la même proportion des officiers en mission clandestine ont été recrutés après le 11 septembre. Des jeunes âgés d'une vingtaine d'années ont remplacé des agents expérimentés de 40 ou 50 ans avec pour résultat une diminution de la qualité du renseignement."
A lire :
- How to make a spy (sur abonnement)
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