Casus Belli

Géopolitique - Politique - Société

30 mai 2007

Les mutations des guerres modernes

doctrineLe Centre de doctrine d'emploi des forces (CDEF) dont la mission consiste à "élaborer la doctrine d'emploi des forces terrestres", consacre sa revue Doctrine aux défis de l'interopérabilité des armées. Dans l'article d'introduction de la livraison du mois de mars 2007, le Général Vincent Desportes s'interroge sur les combats de demain : "Avant de chercher à décrypter le futur, il faut évoquer certaines évidences déjà largement partagées". Parmi ces tendances, l'auteur évoque "la capacité d'influence [qui] prend le pas sur la capacité de destruction (...) Les meilleures armes en contre-insurrection "ne tirent pas balles" ! L'humain, le psychologique et le qualitatif tendent à prévaloir contre le matériel et le quantitatif."
Le Général Desportes poursuit sa réflexion sur une autre tendance forte des sociétés contemporaines : "Du fait de la judiciarisation, de la médiatisation et de l'irruption de la société de l'information dans la vie quotidienne en opération, la liberté d'action est de plus en plus restreinte ; en définitive, l'enjeu final de toute opération s'avère être l'opinion publique, nationale ou extérieure."
Au-delà de ces constats, le Général Desportes trace quelques intéressantes pistes d'"un futur qui se dessine" : "la guerre symétrique est improbable ; sur les théâtres extérieurs la phase décisive se déplace ; une profonde mutation dans la finalité de l'action militaire ; l'adversaire s'adapte de plus en plus vite ; l'armement n'est pratiquement jamais utilisé pour produire l'effet prévu ; la technologie n'est plus un gage de supériorité..."

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29 mai 2007

Des pianistes chinois par dizaines de millions !

Lang_LangEn 1966, Jacques Dutronc commit une grinçante et increvable chanson : "Et moi, et moi, et moi..." dans laquelle il égrenait la croissance démographique des "700 millions de Chinois", "80 millions d'Indonésiens", "3 ou 400 millions de Noirs", "300 millions de Soviétiques", etc... On pourrait parodier le texte de cette remarquable ritournelle pour comprendre la déferlante chinoise dans le domaine du piano.
Selon un très intéressant article publié par Le monde de la musique (n°321 - juin 2007), le nombre de pianistes en Chine se compte en dizaines de millions : "Vingt ? Quarante millions ? (...) Difficile d'obtenir des chiffres fiables, mais le développement exponentiel des écoles de musique  et des ventes de piano est un indice fort. Cet engouement prodigieux est devenu un phénomène de société  (...)"
Il est bien connu qu'en Chine communisme et économie de marché font bon ménage, tout comme musique classique et enrichissement personnel : "La folie du piano en Chine a permis à certains de s'enrichir. C'est le cas du pianiste Liu Shikun (...) Il avait été jeté en prison pendant la Révolution culturelle, où on lui avait brisé les doigts. Aujourd'hui, il a fondé 60 écoles dans toute la Chine et se vante d'avoir 400 000 élèves !"
Les chiffres donnent le vertige mais le talent est-il au rendez-vous ? "Le pianiste Jacques Rouvier, professeur au Conservatoire de Paris, a présidé un concours national à Pékin (...) : Ce qui me frappe chez les jeunes Chinois, c'est leur enthousiasme et leur motivation. Le niveau est très élevé, mais ils jouent comme leurs parents conduisent une voiture : pour gagner quelques centimètres, ils sont prêts à prendre tous les risques sans respecter aucune règle. Leur jeu est brillant mais manque de profondeur. Leurs professeurs sont des managers qui les entraînent au sens sportif du terme."
Il n'en reste pas moins que les pianistes chinois, tel le très médiatique Lang Lang, commencent à s'illustrer dans les concours internationaux. Un jour viendra probablement où des quotas par nationalité seront établis si l'on veut donner leur chance aux milliers de musiciens roumains, chiliens ou français face aux millions de Chinois.

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28 mai 2007

Télévision et cinéma, relais d'influence de Hugo Chavez

chavez_gloverA l'heure où, sur les ordres de Hugo Chavez, la chaîne de télévision vénézuelienne RTCV cesse d'émettre, c'est au tour du cinéma d'être au centre d'une inédite campagne d'influence. Le gouvernement vénézuelien a en effet annoncé qu'il financerait à hauteur d'environ 15 millions d'euros un film consacré à Toussaint Louverture le meneur de l'insurrection des esclaves en Haïti en 1791. Ce film sera réalisé par le comédien états-unien Danny Glover et tourné dans des studios situés près de la capitale vénézuelienne Caracas.
Connu pour ses prestations aux côtés d'Eddy Murphy ou de Mel Gibson, Danny Glover ne cache pas la sympathie que lui inspirent le régime de Hugo Chavez en particulier et les combats de la gauche radicale en général. Président du TransAfrica Forum, une organisation de soutien aux pays africains, le comédien a plus d'une fois villipendé la politique de George W. Bush.
Le financement gouvernemental d'oeuvres cinématographiques se poursuivra avec l'adaptation du roman de Gabriel Garcia Marquez, Le général dans son labyrinthe, qui narre les derniers jours de Simon Bolivar, le Libertador qui conduisit les mouvements d'indépendance des pays d'Amérique du Sud.

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23 mai 2007

Les opérations psychologiques avant et pendant la guerre en Irak

guerre_psychologiqueLa guerre en Irak constitue une inépuisable source d'enseignements dans le domaine des opérations psychologiques. Qu'il s'agisse de diplomatie publique ou de guerre psychologique proprement dite, le renversement du régime de Saddam Hussein ainsi que l'intense partie de bras de fer entre partisans et opposants à la guerre méritent d'être observés minutieusement.
Le Lieutenant-colonel Steven Collins, responsable des opérations psychologiques (PSYOPS) de la Division opérations de l'OTAN, dresse un intéressant état des lieux des "manoeuvres psychologiques" déployées par les Etats-Unis pour justifier leur invasion de l'Irak. A vrai dire, ces opérations d'influence avaient commencé avant le premier bombardement sur Bagdad avec "le discours de 78 minutes du secrétaire d'Etat américain Colin Powell devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, diffusé en direct dans le monde entier le 5 février [2003]". Ce discours était très attendu mais il se solda par un échec car "il n'est pas parvenu à convaincre les représentants des membres essentiels dudit conseil - l'Allemagne, la France et la Russie - de la nécessité d'une action militaire immédiate contre l'Irak. En revanche, le discours ultérieur du ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin devant les Nations Unies, jetant le doute sur tous les aspects de l'exposé de Colin Powell, a été accueilli par un tonnerre d'applaudissements."

Médias de masse


Faute d'avoir obtenu l'autorisation de l'ONU, les Etats-Unis attaquèrent tout de même l'Irak et procédèrent à des opérations psychologiques tous azymuth : "le recours aux PSYOPS en Irak au niveau militaire opérationnel et tactique s'est révélé plus réussi. Le recours à des médias de masse tels que la radio, des tracts et des courriers électroniques ciblés à destination de décideurs essentiels, de même qu'à des haut-parleurs lors des opérations au sol, semble avoir eu un impact important. Plus de quarante millions de tracts ont été lâchés sur l'Irak avant la première attaque du 20 mars et quarante millions supplémentaires ont été largués pendant la campagne."


PSYOPS blanches, PSYOPS noires


La coallition a également abondamment utilisé la radio "à partir de tours de transmission fixes et d'une plate-forme aéroportée (...) beaucoup de musique pop entrecoupée de nouvelles et de quelques annonces s'adressant à l'ensemble de l'Irak". Le lieutenant-colonel Collins précise un point très intéressant : "les tactiques PSYOPS décrites jusqu'ici constituent autant d'exemples de "PSYOPS blanches" (...) Au cours du conflit irakien, des "PSYOPS noires" - des PSYOPS soi-disant générées par une source, mais créées en réalité par une autre -ont également été déployées. L'on dit ainsi que la CIA a installé des stations de PSYOPS noires dès février 2003. L'une de ces stations, Radio Tikrit, a essayé d'asseoir sa crédibilité en prétendant être gérée par des Irakiens loyaux de la région de Tikrit et en adoptant une ligne éditoriale soutenant le régime de saddam Hussein. Après quelques semaines cependant, le ton a changé et la station est devenue de plus en plus critique à l'encontre de Saddam."


Vide informationnel


Internet n'a pas été oublié par les forces d'occupation qui ont envoyé "des messages directement à des décideurs essentiels du régime irakien" en précisant "à chacun de ces dirigeants le coût de la poursuite de leur soutien à Saddam, tant pour l'Irak dans son ensemble que pour eux-mêmes en particulier."
Mais il faut savoir terminer une guerre et surtout combler le vide informationnel qui s'ensuit : "Les PSYOPS ne doivent pas être oubliées dans la phase ultérieure aux conflits. Après un conflit, il existe souvent un vide d'information à combler et les gens ont psychologiquement besoin d'être rassurés et réconfortés. C'est là que les PSYOPS peuvent faire une grande différence."



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22 mai 2007

1 Américain sur 3 est issu d'une minorité

warholA l'image du drapeau américain revu et corrigé par Andy Warhol, la composition de la population états-unienne poursuit sa rapide et profonde mutation. Selon une étude menée par le Census Bureau, la part dite des minorités vient d'atteindre 100 millions d'individus, soit le tiers de la population totale qui s'élève à près de 302 millions d'habitants.
Le groupe hispanique (hispanics) regroupe 44,3 millions de personnes et demeure, en quantité, la première minorité du pays. Avec 40,2 millions de personnes, la population noire (blacks) arrive en deuxième position devant les Asiatiques (asiatics) qui totalise 14,9 millions d'individus. Quant aux populations "indigènes" (American Indians and Alaska Natives), elles ne représentent que 4,5 millions d'habitants.
Les démographes états-uniens estiment que le nombre de blancs non hispaniques (non-Hispanic whites) s'élève à 198,7 millions d'individus.


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20 mai 2007

Les opérations psychologiques à l'ère numérique

psyopLes opérations psychologiques répondent à un ensemble de définitions parfois discordantes mais qui, toutes, se rejoignent sur un point : il s'agit de délivrer une information falsifiée destinée à influencer les émotions, les raisonnements et les comportements d'un gouvernement ou d'un groupe d'individus. A l'ère numérique, les nouvelles technologies ouvrent de nouvelles perspectives aux théoriciens de la guerre psychologique. Le Lieutenant-colonel Timothy L. Thomas, qui a passé sa carrière d'officier à étudier le bloc soviétique, est devenu un analyste réputé des manoeuvres psychologiques. Dans un article publié récemment, il décrypte la guerre qui a opposé le Hezbollah et Israël au Liban en juillet 2006 à la lumière des cyber opérations psychologiques. Ces dernières, baptisées CYOP (Cyber psychological operations), "sont caractérisées par la rapidité, la précision et la créativité (...) Un incident peut être rapidement rapporté qur Internet ou via un téléphone cellulaire ou une vidéo, bien avant que les médias traditionnels ne puissent en juger l'authenticité."
Selon Timothy L. Thomas, "les rumeurs et autres opérations psychologiques traditionnelles sont difficiles à répandre en raison de la difficulté à pénétrer le cercle d'influence mental des groupes visés (...) A l'ère numérique, il est assez facile de diffuser des infomations grises ou fausses. Les téléphones mobiles, par exemple, constituent un média grâce auquel on peut envoyer des messages pour discréditer un dirigeant. Au Liban, des messages présentés comme des informations présentaient en réalité le point de vue israélien."
Mais le camp d'en face n'est pas resté inactif : "Le Hezbollah a démontré qu'il pouvait s'emparer d'une technologie étrangère pour l'adapter au champ de bataille. Le 7 août 2006, les Israéliens ont abattu un drone de reconnaissance ; l'utilisation d'une telle technologie montre que le Hezbollah apparaît plus fort qu'il n'est en réalité, ce qui est d'ailleurs un autre aspect psychologique de la technologie."
En Iran, dont le soutien au Hezbollah est notoire, "le président Mahmoud Ahmadinejad a mis en place sa propre campagne stratégique de contre-propagande. Il a ouvert un blog à la fin des hostilités entre le Hezbollah et Israël et demandé à ses lecteurs de voter par oui ou par non : pensez-vous que que les intentions des Etats-Unis et d'Israël, en attaquant le Liban, contribuent au risque d'une nouvelle guerre mondiale ?"

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18 mai 2007

La France attire (de nouveau) les visteurs Américains

franceLa publication nord-américaine de référence dans le domaine du tourisme Travel Weekly consacre un intéressant et assez élogieux article à la façon dont la France a su reconquérir les visiteurs états-uniens depuis la brouille qui a apposé Paris et Washington à l'occasion de l'invasion de l'Irak : "Les responsables français du tourisme ont lancé en 2004 une campagne intitulée 'Let's Fall in Love Again' en réponse à la baisse de visiteurs en provenance des Etats-Unis. Cette campagne a porté ses fruits selon Thierry Baudier, le directeur général de la Maison de la France : en janvier 2007, nous avons assisté à une hausse de 17,7 % de touristes américains, ce qui constitue une tendance positive et nous ramène vers le niveau qui a précédé les attentats du 11 septembre 2001."
Thierry Baudier précise que ces résultats ont pu être obtenus grâce à une offensive lancée sur Internet et à un partenariat avec Air France. Il ajoute que le réchauffement des relations entre la France et les Etats-Unis a également contribué à ce succès.
Pourtant, la partie était loin d'être gagnée : l'hostilité d'une partie de la presse états-unienne à l'égard de la France et la réputation... disons aléatoire de l'accueil des Français ne jouaient guère en faveur de notre pays. Weekly Travel souligne que la France, première destination touristique mondiale, a su mettre en oeuvre une politique proactive de marketing international... ce que les Etats-Unis n'ont pas fait. Résultat : le nombre de visiteurs états-uniens en France reste fort cependant que que le nombre de touristes français aux Etats-Unis ne cesse de diminuer depuis 2000. Cette année-là, 1 087 087 Français s'étaient rendus outre-atlantique contre 789 815 en 2006.

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16 mai 2007

La guerre de l'information vue de Chine

sun_tzuDepuis vingt-cinq siècles, la Chine possède avec L'Art de la guerre de Sun Tzu un traité qui fait autorité parmi les stratèges. Le chapitre consacré à la "duperie" est un modèle de guerre psychologique : "artifices, fausses démarches et faux avis" sont encouragés afin de démoraliser l'adversaire ;  "Bientôt, vous verrez que chez les ennemis, les soupçons ont pris la place de la confiance..."
A leur tour, les militaires états-uniens se penchent sur la théorie et la pratique de la guerre de l'information chinoise. Selon un ouvrage écrit par le Lieutenant-colonel Timothy L. Thomas, le ministère de la Défense chinois a entrepris une réflexion sur le concept de guerre de l'information (Information war) à partir du milieu des années 1980. Mais c'est surtout après la première guerre du Golfe, en 1991, que les Chinois ont pris conscience de l'importance de la maîtrise de l'information en temps de guerre : élaboration d'un C4I (Command, Control, Communications, Computer & Intelligence)
, préparation de la guerre électronique, stratégie d'influence visant la population chinoise et étrangère, réflexion autour du concept d'opérations psychologiques...
Contrairement aux Etats-Unis qui poursuivent le même type de recherche afin d'améliorer leurs performances sur le champ de bataille, les Chinois souhaitent amener leurs ennemis à se rendre sans engager le combat. Cette distinction renvoie, une fois de plus, à Sun Tzu : "L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat."

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15 mai 2007

Les salariés français sont des "pleurnicheurs"

manifIl est de notoriété publique que les étrangers adorent la France... et maudissent les Français. Cela est particulièrement vrai dans le monde anglo-saxon ou le french-bashing (un ressentiment anti-français à tendance xénophobe) se porte bien. Vraissemblablement, la réputation du "peuple de France" ne s'améliorera dans les jours qui viennent...
Selon une étude réalisée par le groupe de recherche britannique FDS, les salariés français sont "les plus grands pleurnicheurs du monde" suivis, il est vrai, par les travailleurs anglais, suédois et états-uniens. Les moins "geignards" sont les salariés irlandais devant les thaïlandais et les néerlandais.
Cette étude a été menée auprès de 14 000 personnes résidant dans 23 pays, et portait sur le niveau de rémunération et le temps de travail. Une responsable du groupe FDS, Charlotte Cornish, souligne qu'il est peu probable que l'élection de Nicolas Sarkozy et l'adoption d'une politique économique anglo-saxonne rende les salariés français plus heureux.

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11 mai 2007

L'accompagnement médiatique de la guerre en Irak

irak_medias_2Les mois qui ont précédé l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis ont donné lieu à une critique quasiment unanime de la politique étrangère menée par l'administration Bush. En Australie, au Japon, en Egypte, en Italie, en France, en Argentine et jusque dans les rues de Washington, des millions de manifestants ont conspué les opérations militaires qui étaient alors en préparation. La bataille médiatique semblait déjà perdue avant même le tir du premier missile sur Bagdad.
En janvier 2003, soit deux mois avant le début des bombardements sur l'Irak, les planificateurs du Département de la Défense ont recommandé la mise en place d'une unité de réaction médiatique (Rapid Reaction Media Team) chargée de promouvoir l'image d'un "nouvel Irak" auprès de l'opinion internationale. Cette "campagne d'information stratégique" visait à montrer des images de prospérité aux Irakiens, et devait durer 1 ou 2 ans, le temps de la transition vers un régime démocratique.
Selon un document déclassifié du Pentagone, le coût total de cette opération d'influence s'élevait à 49 millions de dollars.
Certains observateurs font remarquer que ce plan a échoué car il a sous-estimé la puissance des médias indépendants, des sources alternatives d'information et d'Internet.


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