20 septembre 2005
Un nouvel émissaire français à la recherche d'Ingrid Betancourt
Selon une dépêche de l'Agence France Presse diffusée par le quotidien El Nuevo Herald, un émissaire du président Jacques Chirac aurait rencontré le porte-parole des FARC qui détiennent Ingrid Betancourt
depuis le 23 février 2002. Cette rencontre, qui a eu lieu il y a deux
semaines dans le Sud de la Colombie, avait pour objet de négocier la
libération de la sénatrice franco-colombienne.
Carlos Lozano, directeur de l'hebdomadaire Voz,
estime que cette nouvelle rencontre entre un émissaire français et les
Forces Armées révolutionnaires de Colombie marque un progrès dans les
efforts que déploie la France pour libérer Ingrid Betancourt. "Je
crois que cette rencontre est un pas dans la bonne direction. Je ne
pense pas que les Français perdent leur temps, et les FARC
n'exposeraient pas Raul Reyes [le porte-parole des FARC] à la possibilité d'une action militaire contre lui. Il y a quelque chose qui se mijote".
Comme
le rappelle Carlos Lozano, il ne s'agit pas là du premier contact entre
le gouvernement français et la guérilla colombienne. En juillet 2003,
un avion militaire Hercules C-130, avec à son bord des diplomates et
des agents de la DGSE, avait été dépêché à Manaus (Brésil) pour ramener
Ingrid Betancourt en France. Mais l'opération, qui avait été réalisée
sans consultation préalable des autorités brésiliennes, avait été en
échec. Des thèses variées et parfois fantaisistes avaient circulé quant
à l'explication de cet revers. Plus récemment, au mois de juillet 2005,
un représentant du gouvernement français avait déjà évoqué avec Raul
Reyes les conditions de la libération d'Ingrid Betancourt.